Mercredi 15 avril 2009 : ouverture du 4ème Festival d'Arte Mare à Biguglia
Jean-Baptiste GALEAZZINI, le compagnon de l'Empereur
Cette année, le Festival Littéraire d’Arte Mare avait choisi comme thème « A chacun son Napoléon ». L’occasion de s’interroger avec des universitaires et des romanciers, sur la légende Napoléonienne, qui a pris un ton particulier en Haute-Corse (l’ancien département du Golo). La municipalité de Biguglia, partenaire de ce 4ème Festival, a choisi de mettre en valeur Jean-Baptiste GALEAZZINI, un personnage de la commune qui, avec sa famille, a beaucoup compté dans l’histoire : il a, en effet, gravi tous les échelons de la hiérarchie politique et administrative de 1789 à 1815. La commission de la culture et de la communication, présidée par Marie-Jeanne POLINI, maire-adjoint, a organisé une conférence-exposition qui s’est tenue à l’hôtel de ville, sous la présidence du député-maire Sauveur GANDOLFI-SCHEIT. La manifestation animée par Lucile GANDOLFI-SCHEIT, présidente de la Franciscorsa et Philippe PERETTI, professeur d’histoire, a permis au public nombreux et intéressé, de découvrir des documents et des objets ayant appartenu à ce fidèle compagnon de l’Empereur. Né à Porto Venere en 1759,chef d’une famille qui comptait depuis le 17éme siècle dans la capitale de la Corse, homme des Lumières, Jean-Baptiste GALEAZZINI a adhéré aux idées de la révolution dès le printemps 1789. Il représente Bastia à la Fête de la Fédération, est élu maire de la ville en novembre 1791, et affronte avec courage, au cours des émeutes, les adversaires des valeurs démocratiques.
En avril 1794, il défend la ville face aux anglais et devra s’exiler pendant le royaume anglo-corse. A partir de là, ses pas épousent ceux de Napoléon Bonaparte qu’il connaissait, l’ayant reçu dans sa maison de la Punta à Bastia et dans son château. de Pietra Rossa.
Intendant dans plusieurs villes de la péninsule pendant la campagne d’Italie, commissaire du directoire du Golo, député aux Cinq-Cents, préfet du Liamone, commissaire général de l’île d’Elbe, baron d’empire… Un parcours impressionnant qui fait de notre héros le personnage napoléonien de son époque le plus important à Bastia.
On retiendra qu’après la première abdication, il rejoint Napoléon à Porto-Ferraio, le suit de Golfe Juan à Paris, et aura la lourde tâche d’affronter comme préfet du Maine-et- Loire, durant les Cents Jours des royalistes particulièrement revanchards.
Et Biguglia dans tout çà ? Jean-Baptiste GALEAZZINI est propriétaire à la veille de la révolution du Procojo San Lorenzo et des prairies de Borgogna. Il y a installé à la mode patricienne sa villégiature. Il y ajoute quelques biens nationaux, puis après 1815, par des alliances familiales, il administre les biens des familles Biguglia et Rigo. Son fils, Sauveur GALEAZZINI gère avec compétence une immense propriété qui représente près de la moitié de la superficie communale, et les deux tiers de la surface agricole utile.
Au milieu du 19éme siècle, Biguglia avec son étang, ses vastes prairies, ses vergers entretenus, constitue la base nourricière de la grande ville voisineUn passé brillant qu’il était bon de rappeler.